1983-1984 Les Hominidés avant l’Homme.

Posté par pascalmolenes le 3 décembre 2008

ilcammino.jpgAprés la leçon inaugurale, le cours s’est proposé de faire prendre aux auditeurs l’élan zoologique et paléontologique qu’il semblait nécessaire de posséder pour aborder l’étude de l’Homme. Il s’est donc agi de placer l’Homme dans le classification zoologique, de définir par conséquent les Primates, et d’en estimer l’importance et la diversité dans le temps et dans l’espace. Ainsi armé, le cours pouvait emboîter le pas au mouvement évolutif, ce qu’il fit à partir de la fin de l’ère secondaire; et huit leçons l’ont conduit à travers 70 millions d’années, jusqu’aux abourds du Quaternaire.

Cette perspective paléontologique était non seulement destinée à faire apprécier la dimension essentielle du temps, mais avait aussi pour but de faire percevoir, au fil des descriptions, la très grande ancienneté de bien des traits considérés souvent comme strictement humains -le développement du cerveau en volume et en complexité par exemple, et le développement consécutif de la vie sociale, l’amélioration constante de la mimique faciale et de la vocalisation, l’opposabilité du pouce, etc. Cette propension à se servir de ses mains ou à communiquer était en fait esquisée volilà plus de 50 millions d’années.

L’histoire des Primates s’écrit en trois pulsions: la première, la seule qui ne soit pas parvenue jusqu’à nous, est européenne et nord-américaine, Crétacée, Paléocène et Éocène (70 à 35 millions d’années); la deuxieme, européenne et nord-américaine puis asiatique et africaine, est vieille d’une cinquantaine de millions d’années et encore représentée par de petites formes en Afrique et en Asie; quant à la dernière, elle a conquisi le monde entier: vieille aussi d’une cinquantaine de milliones d’années, elle est représentée aujourd’hui par les petites Tersiers d’Asie tropicale, mais aussi par tous les Singes de l’Ancien et du Nouveau Mondes, et par les Hommes.  

Cette accession de plain-pied à la paléontologie nous a obligés à exposer ce qu’est la démarche principale de cette science, l’anatomie comparée, et ce qu’est son regard essentiel, la dynamique évolutive: la paléontologiste n’étudie une pièce fossile que dans la perspective de ce qu’elle a pu avoir été et de ce qu’elle a pu devenir tout en en pesant les rapports et les différences avec les autres pièces comparables connues; dès le premier exemple, il nous a fallu, en outre, parler de paléogéographie, de tectonique des plaques, du mouvement des terres et des mers, de transformation des températures et des climats, des milieux et des paysages: les premiers Primates, arboricoles et tropicaux comme de toute façon la grande majorité des Primates, sont en effet européens et nord-américains, parce que l’Amérique du Nord et l’Europe ne formaient alors qu’un continent, séparé de tous les autres, et situé à une position latitudinale différente de celle que ces continents occupent aujourd’hui.

La premier sous-ordre, entièrement fossile, est donc celui des Plésiadapiformes, notamment illustré en France par les Plesiadapis du Paléocène supérior de la région de Reims; ce sont, parmi les Mammifères euthériens, les premiers à coloniser le milieu arboré; ils ont encore des griffes, un long museau, une denture de 44 dents, pas de pouce opposable, pas de barre postorbitaire, mais ils présentent une bulle tympanique d’origine pétreuse et un cerveau plus gros que celui des autres Mammifères qui leur sont contemporains.

La deuxième sous-ordre, celui des Strepsirhiniens, qui commence avec les Adapiformes tel l’Adapis de Montmartre pour aboutir aux Lémuriformes actuels d’Afrique continentale, de Madagascar, des Comores et d’Asie tropicale, offre déjà l’opposabilité du pollex et de l’hallux, une barre postorbitaire et une réduction de la denture (40 dents chez Adapis), tout en conservant par exemple la truffe, la muqueuse humide du bout de leur nez.

Le troisième sous-ordre, enfin, celui des Haplorhiniens, nous intéresse particulièrement puisqu’il nous englobe. Il est lui-même composé de deux grand infra-ordres, les Tarsiiformes, les derniers des Primates primitifs, et les Simiiformes, qui recouvrent tous les Primates évolués ou supérieurs qu’on nomme aussi les Singes au sens strict. Les Tarsiiformes, différenciés peut-être des Simiiformes par isolement au nord de la mer Téthys et représentés par la famille extrêmement diversifiée des Omomyidae nord-américains et eurasiatiques pour commencer, puis par celle encore contemporaine des Tarsiidae du Sud-Est asiatique, montrent dès l’éocène un intéressant développement de leur quotient d’encéphalisation, supérieur à celui des autres Mammifères de l’époque, una face courte sous ce crâne cérébral agrandi, une vue améliorée par la frontalisation des orbites, en même temps qu’une absence de truffe et une fermeture presque complète de l’arrière des orbites. Le petit Tarsier actuel présente en outre une fascinante corrélation mécanique entre le développement de sa boîte crânienne, sa fréquente position verticale de repos et la migration sous le crâne de son foramen magnum, ce qui n’est pas sans nous rappeler la mécanique humaine.

L’isolement éocène du continent africano-arabe pourrait donc être le responsable de la différenciation des Simiiformes ou Anthropoidea; à partir de cette souche, ces nouveaux Primates vont se diversifier et se répandre, atteindre l’Amérique du Sud dès la fin de l’Éocène sur des bois flottés poussés à travers un océan Atlantique moins large qu’il n’est aujourd’hui et, lorsqu’au Miocène, l’Afrique entera en collision avec l’Eurasie, utiliser ce corridor pour pénétrer avec succès sur ce nouveau continent. En Amérique du Sud, ces migrants donnent naissance à un groupe très original, les Platyrhiniens, qui conservent une importante proportion de caractères primitifs (3 prémolaires, par exemple), tout en <> des caractères qui leur sont tout à fait propres (queue prenante, par exemple). Tandis qu’en Afrique, puis dans tout l’Ancien Monde, se construit un autre groupe, celui des Catarhiniens, qui va tenter de se développer dans deux directions, celle des petits Singes à queue (les Cercopithecoidea) et celle des Grands Singes sans queue (les Hominoïdea).

Ce sont évidemment ces derniers qui nous intéressent puisque ce sont eux, qui, en 30 millions d’années, aboutissent à l’Homme, à travers un parcours de formes que l’on range en familles parmi lesquelles se situe la famille des Hominidés. À ce point du cours, il s’est agi de définir ce que recouvrait le concept d’Hominidés. Ses acceptions sont en effet diverses puisqu’elles vont de celle d’une très généreuse famille (recouvrant la sous-famille des Hylobatinae [Gibbons], celle des Ponginae [Pongini, comme l'Orang-outan ou le Chimpanzé, Dryopithecini, Sugrivapithecini comme le Sivapithecus ou le Gigantopithecus] et celle des Homininae [Frederick Szalay et Eric Delson]) à l’idée d’une famille ne comprenant que les Hominoïdes bipèdes (Australopithèques et Hommes), le tout dernier terme de la conception précédente (Y. Coppens), en passant par des classifications intermédiaires, celle de Robert Hoffstetter par exemple (ne sortant sous les traits d’une famille que les Hylobatidae de l’ensemble tel que le présentent Szalay et delson, mais intégrant les Panini [Gorilles, Chimpanzés] dans les Hominidés contrairement aux Ponginae [Orangs] ou celle d’Elwyn Simons qui en retire Hylobatidae et Pongidae (ces derniers recouvrant à la fois Ponginae et Paninae). La classifications adoptée ici admet, au rang de familles, les Hylobatidae, les Pongidae et les Panidae comme d’ailleurs les Pliopithecidae, les Dryopithecidae, les Ramapithecidae et les Oreopithecidae, réduisant les Hominidae à leur définition la plus stricte.

Les premiers Hominoïdea apparaissent donc en Afrique vers 35 millions d’années, dans un gisement fameux qui est celui du Fayoum en Êgypte. Le tout premier se nomme d’ailleurs Aegyptopithecus; c’est un fossile important car, ainsi placé à la souche de la superfamille, il doit déjà proposer un certain nombre de traits qui sont comme autant de tendances angagées vers ce que seront nos propres traits. Cet Aegyptopithèque en effet, malgré bien des aspects primitifs (un museau marqué, une queue, pas de conduit auditif externe, etc.), montre un cerveau dont la structure paraît avoir changé (développement du lobe frontal, expansion des visuelles); si ces observations sont bonnes, leur signification peut être fondamentale: il pourrait s’agir de la première adaptation (en l’occurrence à un milieu qui d’humide en permanence devient saisonnier) par aménagement du système nerveux central, adaptation chargée donc, à l’inverse d’une spécialisation, d’une grande souplesse de transformation. C’est peut-être aux <> de ce petit singe, quadrupède et arboricole, frugivore et social, que nous devons l’essentiel de ce qui a fait notre succès. Le descendant possible de ce premier Hominoïdé (classé dans les Pliopithecidae) pourrait être le Proconsul (classé dans les  Dryopithecidae) que l’on rencontre dès 22 millions d’années au Kenya ou en Ouganda: quadrupède et arboricole lui aussi mais désormais sans queue et avec un conduit auditif externe, il présente une diversité d’espèces, du Proconsul africanus au Proconsul major, de la taille d’un Gibbon à celle d’un petit Gorille, qui traduit un évident succès.

Comme le choc des continents africain et eurasiatique se proudit en outre pendant son existence, ce sera à lui qu’échoira la conquête de l’Eurasie. Et c’est en effet sous les traits à peine différents de Dryopithecus que l’on va le retrouver de la France à la Chine. Il est intéressant, d’ailleurs, de voir, à l’occasion de l’étude du Proconsul, combien les progrès des méthodes de datation et de la théorie des plaques ont clarifié tout d’un coup cet épisode de notre histoire; Dryopithèques et Proconsuls avaient été rapprochés par leur anatomie depuis longtemps, mais leurs rapports dans le temps et dans l’espace n’avaient jamais été bien établis: la détermination de l’âge du choc des plaques arabo-africaine et eurasiatique fixé à 17 millions d’années et la constatation de la préexistence des Proconsuls à cet âge, organisent désormais sans problème l’ordre de succession des êtres et le sens de leurs migrations. Les Dryopithèques d’Eurasie, très diversifiés, ont eu un rôle important dans l’histoire des sciences de nos origines: découverts dès 1856 en Europe (en l’occurrence, en France, à Saint-Gaudens), leur étude a été d’autant plus poussée que leurs rapports avec les Grands Singes et l’Homme n’avaient pas échappé aux premiers paléontologistes.

Ces Dryopithèques vont être suivis en Eurasie par une grande varieté de formes, descendantes des Dryopithèques en Eurasie même, ou descendantes des Proconsuls en Afrique et immigrants récents: ce sont les Ramapithèques, Sivapithèques, Graecopithèques, Rudapithèques, Bodvapithèques, Ouranopithèques, Gigantopithèques, Oréopithèques qui se caractérisent tous, sauf les derniers, par l’acquisition de caractères paraissant liés à une vie moins totalement arboricole et une alimentation qui s’en rassent: émail qui s’épaissit, canines qui se réduisent, prémolaires qui se molarisent, molaires qui s’agrandissent, face qui se raccourcit, etc. -en résumé un élargissement de la surface masticatrice, assorti d’un renforcement de lémail et un développement d’une batterie coupante assorti d’une diminution de la face, trahissant un cisaillement efficace et un broyage puissant, signe d’une nourriture fibreuse qui parait bien avoir été prise à terre. Parce que nombre de ces traits ressemblaient à ceux des Hominidés et qu’en paléontologie, on ne sait jamais très bien si des ressemblances sont une indication de parenté ou simplement de convergence (évolution comparable parce que nécessité d’adaptation à un même milieu et à un même régime), on a voulu faire de ces fossiles, l’un après l’autre, des ancêtres privilégiés de l’Homme. Après le long processus habituel de l’étude, tous, l’un après l’autre, ont été écartés de cette destinée, jusques et y compris le dernier en date, le Ramapithèque, pourtant habilement décrit dès 1934 par D. Edward Lewis comme <>, et mis à nouveau en valeur à partir de 1961 par Elwyn Simons, au point de le voir figurer comme Hominidé à part entière, voire Homininé, dans de nombreuses classifications, même les plus récentes.Il est vrai que l’Hominoïdé qui fait aujourd’hui, a sa place, figure d’ancêtre, le Kenyapithèque du Kenya, présente à peu près les mêmes caractéristiques que le Ramapithèque eurasiatique; il a d’ailleurs été parfois rangé dans le genre Ramapithecus lui-même. Mais l’élimination de tous les prétendants eurasiatiques, Ramapithèques et Sivapithèques, paraissant plus liés à l’ascendance de l’Orang-outan, a fait qu’on s’est tourné à nouveau vers l’Afrique dans la recherche de notre origine, et ceci d’autant plus volontiers qu’après tout, le rôle ancestral de l’Afrique avant l’établissement du pont Afrique-Eurasie était reconnu par tous.

Et c’est encore l’Afrique équatoriale qui a répondu à cette recherche et elle y a répondu de deux façons; la première, en livrant, notamment depuis vingt ans, les plus anciens Hominidés que l’on connaisse au monde (une demi-mâchoire de 8 millions d’années dans les collines de Samburu, au Kenya; une dent de 6,5 millions d’années à Lukeino, au Kenya; une demi-mandibule de 5,5 millions d’années à Lothagam, au kenya; une demi-mandibule de 5 millions d’années, à Kaparaina, au Kenya; une extrémité distale d’humérus de 4 millions d’années à Kanapoi, au Kenya; un fragment de temporal de 4 millions d’années à Chemeron, au Kenya, et d’importantes collections de centaines de pièces de plus de 3 millions d’années à moins de 1 million d’années, à Laetoli, Olduvai et Natron, en Tanzanie, Chesowanja, l’Est- et l’Ouest-Turkana, au Kenya, l’Omo, Melka Kunturé et Afar, en Éthiopie); et la seconde, en rappelant qu’elle était le pays des Panidae et le seul, Panidae que la biologie moléculaire et la cytogénétique, après l’anatomie, la paléontologie, la physiologie, l’embryologie, l’éthologie, venaient de considérer comme les Hominoïdea de loin les plus proches des Hominidae (malgré le tentatives périodiques de certains chercheurs de souligner les rapport (évidents) des Hominidae avec les Pongidae au sens étroit (les Orang-outans).

Or à cette double constatation s’en ajoute une troisième et qui n’est pas des moindres: les travaux d’une demi-douzaine d’expéditions internationales en Éthiopie, au Kenya et en Tanzanie, soit plusieurs centaines de personnes plusieurs moin de l’année pendant vingt ans, ont permis la récolte, entre autres données, de centaines de milliers de restes de Vertébres et, parmi eux, de centaines de restes d’Hominidae; où sont donc les Panidae? Pour le moment la réponse est partielle puisqu’elle ne tient compte que des Panidae vivants, les Panidae fossiles n’étant pas encore connu: les Panidae sont en Afrique équatoriale de l’Ouest. Et lorsque, enfin, on inscrit sur une carte la répartition des uns et des autres, des Hominidae et des Panidae, on ne peut pas ne pas être frappé par le fait que les deux aires obtenues, bien démarquées, se trouvent être séparées par un accident tectonique, la Rift Valley. D’où l’hypothèse environnementaliste de l’origine des Hominidae et aux Panidae vivaient de l’Atlantique à l’océan Indien; la Rift, en place depuis l’Oligocène, a connu alors une période de grande activité, période qui s’est traduite, notamment par le relèvement de toute la partie se trouvant à l’est de la faille, l’Afrique orientale. Ce relèvement a entraîné d’inévitables transformations du climat, l’installation d’un régime saisonnier, celui des moussons, et un éclaircissement consécutif du paysage. Dans cette hypothèse (Coppens, 1983), les Panidae font figure de descendants des ancêtres communs dont l’adaptation au milieu arboré n’à fait que s’améliorer, et les Hominidae de descendants qui ont dû s’adapter à un milieu qui se découvrait; bien des caractéristiques des Hominidae -redressement du corps, complication du cerveau, transformation de la denture, organisation de la societé, développement des communications, aménagement de l’outil- peuvent être interprétées comme des réponses (des sélections) à ce milieu qui change.

Les sites à Hominidés les plus anciens, est-africains d’abord, puis sud-africains, le premier déploiement des Hominidés s’étant fait vers le sud, ont été ensuite présentés géologiquement. Il est en effet essentiel de se rappeler sans cesse que la paléoanthropologie et la préhistoire collectent leurs données dans les archives du sol, données représentées par les fossiles proprement dits, mais aussi par les objets de leurs environnements, naturels et culturels, de même que par les éléments permettant l’estimation de leur âge.

Les séquences stratigraphiques du bassin du lac Baringo, au Kenya, du lac Turkana, au Kenya, et en Éthiopie (l’Omo), du bassin de Laetoli-Olduvai et Natron en Tanzanie, de la dépression de l’Afar en Éthiopie, des grottes de Sterkfontein, Makapansgat, Swartkrans, Kromdraai et Taung en Afrique du Sud ont été successivement étudiées dans l’ordre de leur dépôt, confirmé par les estimations biostratigraphiques, paléomagnétiques et radioisotopiques.

Le cours 1984-1985 se propose de terminer cette étude des Hominidés avant l’Homme par l’examen détaillé des australopithecinae, leur anatomie, leur taxinomie, leur phylogénie, leur milieu, leur culture.

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Posté par pascalmolenes le 31 juillet 2008

newyork.bmpemoticoneJ’abite ma propre demeure, Jamais je n’ai imité personne, Et je me ris de tous le maîtres Qui ne se moquent pas d’eux-même.

emoticoneL’éducation est une continuation de la procréation et souvent une espèce d’embellissement ultérior de celle-ci.

emoticone(La méchanceté est rare)-La plupart des hommes sont bien trop occupés d’eux-mêmes pour être méchants.-

emoticone-Qui s’abaisse veut être élevé.- (correction à Luc 18, 14,)

emoticoneLe malheur nous améliore, il ne nous humile pas, il nous honore.

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Culture « rose »

Posté par pascalmolenes le 17 juillet 2008

desert.jpg  On parle ainsi beaucoup de l’amour et des unions sentimental, mais peu de ce qui est vrai amour. Parmi les deux choses est une énorme montée. Le véritable amour n’a rien à voir avec ce genre de émotionnel gelée ou confiture affectif beaucoup en vogue dans les revues rose et programmes des médias, dont le contenu est seulement un romantisme sensuel. Un exposant de la présente sont les programmes qui sont fondés sur la « chronique des romans, etc etc tourmenteuse telenovelle.La la pauvreté de leurs arguments s’appuie sur un traitement primaire de l’amour, et tout dell’innamoramento qui en résulte. Tout cela vous pouvez appeler la «culture romans (mais à quel niveau de la culture peuvent nous?): Représenter les sentiments de saisir l’indice d’audience, ces représentations sont toujours pleins de conflits et des situations inattendues, ils apportent très peu de construire une personnalité mature. L’importance de ces radios et la télévision est un plaisir et de surprise, leur objectif visant toutes à obtenir audience nous laisse avec un niveau culturel et le contenu qui touche le fond. L’incroyable, c’est le nombre élevé de personnes qui sont attirés ………….

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Milan en 1796.

Posté par pascalmolenes le 17 juillet 2008

coron.jpgLe 15 mai 1796, le général Bonaparte fit son entrée dans Milan à la tête de cette jeune armée qui venait de passer le pont de Lodi, et d’apprendre au monde qu’après tant de siècle César et Alexandre avaient un successeur. Les miracles de bravouse et de génie dont l’Italie fut témoin en quelques mois réveillèrent un peuple endormi; huit jours encore avant l’arrivée des Français, les Milanais ne voyaient en eux qu’un ramassin de brigands, habitués à fuir toujours devant les troupes de Sa Majesté Impériale et Royale: c’était du moins ce que leur répétait trois fois la semaine un petit journal grand comme la main, imprimé sur du papier sale.

Au moyen âge, les Lombards républicains avaient fait preuve d’une bravoure égale à celle des Français, et ils méritérent de voir leur ville entièrement rasée par les empereurs d’Allemagne. Depuis qu’ils étaient devenus de fidéles sujets, leur grande affaire était d’imprimer des sonnets sur de petits mouchoirs de taffetas rose quand arrivait le mariage. Il y avait loin de ces moeurs nouvelles et passionnées.  Un peuple tout entier s’aperçut, le 15 mai 1796, que tout ce qu’il avait respecté jusque-là était souverainement ridicule et quelquefois odieux. Le départ du dernier régiment de l’Austriche marque la chute des idées anciennes: exposer sa vie devint à la mode; on vit que pour être heureux après des siècles de sensations affadissantes, il fallait aimer la patrie d’un amour réel et chercher les actions héroïques. On était plongé dans une nuit profonde par la continuation du despotisme jaloux de Charles Quint et de Philippe II; on renversa leur statues, et tout à coup l’on se trouva inondé de lumière. Depuis une cinquantaine d’année, et à mesure que l’Encyclopédie et Voltaire éclataient en France, les moines criaient au bon peuple de Milan, qu’apprendre  à lire ou quelque chose au monde était une peine fort inutile, et qu’en payant bien exactement la dîme à son curé, et lui racontant fidèlement tous ses petits péchés, on était à peu près d’avoir une belle place en paradis. Pour achever d’énever ce peuple autrefois si terrible et si raisonneur, l’Autriche lui avait vendu à bon marché le privilège de ne point fournir de recrues à son armée.

En 1796, l’armée milanaise se composait de vingt-quatre faquins habillés de rouge, lesquels gardaient la ville de concert avec quatre magnifiques régiments de granadiers hongrois. La liberté des moeurs était extrême, lmais la passion fort rare; d’ailleurs, outre le désagrément de dovoir tout raconter au curé, sous peine de ruine même en ce monde, le bon peuple de Milan était encore soumis à certaines petites entraves monarchiques qui ne laissaient pas que d’être vexantes. Par exemple l’archiduc, qui résidait à Milan et gouvernait au nom de l’Empereur, son cousin, avait eu l’idée lucrative de faire le commerce des blés. En conséquence, défense aux paysans de vendre leurs grain jusqu’à ce que Son Altesse eût rempli ses magasins.

En mai 1796 trois jours après l’entrée des Français, un jeune peintre en miniatura, un peu fou, nommé Gros, célebre depuis, et qui était venu avec l’armée, entendant raconter au grand café des « servi » (à la mode alorsà les exploits de l’archiduc, qui de plus était énorme, prit la liste des glaces imprimée en placard sur une feuille de vilain papier jaune. Sur le revers de la fuille il dessins le gros archiduc; un soldat français lui donnait un coup de baionette dans le ventre, et, au lieu de sang, il en sortait une quantité de blé incroyable. La chose nommée plaisanterie ou caricature n’était pas connue en ce pays de despotisme cauteleux. Le dessin laissé par Gros sur la table du café des « Servi » parut un miracle descendu du ciel, il fut gravé dans la nuit, et le lendemain on en vendit vingt mille exemplaires.

La même jour, on affichait l’avis d’une contribution de guerre de six millions, frappé pour les besoins de l’armée, laquelle, venant de gagner six batailles et de conquérir vingt provinces , manquait seulament de souliers, de pantalons, d’habits et de chapeaux.

La masse de bonheur et de plaisir qui fit irruption en Lombardie avec ces français si pauvres fut telle que les prétres seuls et quelques nobles s’aperçurent de la lourdeur de cette contribution de six millions, qui, bientôt, fut suivie de beaucoup d’autres. Ces soldats français risient et chantaient toute la journée; ils avaient moins de vingt-cinq ans, et leur général en chef, qui en avait vingt-sept, passait pour l’homme le plus âgé de son armée. Cette gaieté, cette jeunesse, cette insouciance réspondaient d’une façon plaisante aux prédications furibondes des moines qui, depuis six mois, annonçaient de haut de la chaire sacrée que les français étaient des monstres, obligés, sous peine de mort, à tout brûler et à couper la tête à tous le monde. À cet effet, chaque régiment marchait avec la guillotine en tête.

Dans les campagnes l’on voyait sur la porte des chaumières le soldat français occupé à bercer le petit enfant de la maitresse du logis, et presque chaque soir quelque tambour, jouant du violon, improvisait un bal. Les contredanses se trouvant beaucoup trop savantes et compliquées pour que les soldats, qui d’ailleurs ne les savaient guère, puissant les apprendre aux femmes du pays, c’étaient celles-ci qui montraient aux jeunes Français « la  Monférine, la Santeuse » et autres danses italiennes.

Les officiers avaient été logés, autant que possible, chez les gens riches; ils avaient bon besoin de se refaire. Par exemple, un lieutenent nommé Robert eut un billet de logement pour le palais de la marquise del Dongo. Cet officier, jeune requisitionnaire assez leste, possédait pour tout bien, en entrant dans ce palais, un écrit de six francs qu’il venait de recevoir à Plaisance. Après le passage du pont de Lodi, il prit à un bel officier austrichien tue par un boulet un magnifique pantalon de nankin tout neuf, et jamais vetement ne vint plus à propos. Ses épaulettes d’officier étaient en laine, en le drap de son habit était cousu à la doublure des manches por que les morceaux tinsent ensemble; mais il y avait une circostance plus triste: les semeiles de ses souliens étaient en morceaux de chapeaux également pris sur le champ de bataille, au delà du point de Lodi. Ces semelles étaient improvisée tenaient au-dessus des souliers par des ficelles fort visibles, fe façon que lorsque le majordome de la maison se présenta dans la chambre du lieutenant Robert pour l’inviter à diner avec madame la marquise, celui-ci fut plongé dans un mortel embarras. Son voltigeur et lui passèrent les deux heures qui les séparaient de ce fatal dîner à tâcher de recoudre un peu reuses ficelles des souliers. Enfin le moment terrible arriva. <

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-Quoi, monsieur le lieutenant, me disait celle-ci, trois onces de pain!

-Oui, mademoiselle; mais en revanche la distribution manquait trois fois la semaine, et comme les paysans chez lesquels nous logions étaient encore plus misérables que nous, nous leur donnions un peu de notre pain.

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L’histoire du lieutenant Robert fut à peu près celle de tous les Français; au lieu de se moquer de la misère de ces braves soldats, on en eut pitié, et on les aima.

Cette époque de bonheur imprévu et d’ivresse ne dura que deux petites années; la folie avait été si excessive et si générale, qu’il me serait impossible d’en donner une idée, si ce n’est par cette réflexion historique et profonde: ce peuple s’ennuyait depuis cent ans.

La volupté naturelle aux pays méridionaux avait régné jadis à la cour des Visconti et des Sforce, ces fameux ducs de Milan. Mais depuis l’an 1635, que les Espagnols s’étaient emparés du Milanais, et emparés en maîtres taciturnes, soupçonneux, orgueilleux, et craignant toujours la révolte, la gaieté s’était enfuie. Les peuples, prenant les moeurs de leurs maîtres, songeaient plutôt à se venger de la moindre insulte par un coup de poignard qu’à jouir du moment présent.

La joie folle, la gaieté, la volupté, l’oubli de tous les sentiments tristes, ou seulement raisonnables, furent poussés à un tel point, depuis le 15 mai 1796, que les Français entrèrent à Milan, jusqu’en avril 1799, qu’ils en furent chassés à la suite de la bataille de Cassano, que l’on a pu citer de vieux marchands millionnaires, de vieux usuriers, de vieux notaires qui, pendant cet intervalle, avaient oublié d’être moroses et de gagner de l’argent.

Tout au plus eût-il été possible de compter quelques familles appartenant à la haute noblesse, qui s’étaient retirées dans leurs palais à la campagne, comme pour bouder contre l’allégresse générale et l’épanouissement de tous les coeurs. Il est véritable aussi que ces familles nobles et riches avaient été distinguées d’une manière fâcheuse dans la répartition des contributions de guerre demandées pour l’armée française.

La marquis del dongo, contrarié de voir tant de gaieté, avait été un des premiers à regagner son magnifique château de Grianta, au delà de Côme, où les dames menèrent le lieutenant Robert. Ce château, situé dans une position peut-être unique au monde, sur un plateau de cent cinquante pieds au-dessus de ce lac sublime dont il domine une grande partie, avait été une place forte. La famille del Dongo le fit construire au quinzième siècle, comme le témoignaient de toutes parts les marbres changés de ses armes; on y voyait encore des ponts-levis et des fossés profonds, à la vérité privés d’eau; mais avec ces murs de quatre-vingts pieds de haut et de six pieds d’épaisseurs, ce château était à l’abri d’un coup de main; et c’est pour cela qu’il était cher au soupçonneux marquis. Entouré de vingt-cinq ou trente domestiques qu’il supposait dévoués, apparemment parce qu’il ne leur parlait jamais que l’injure à la bouche, il était moins tourmenté par la peur qu’à Milan.

Cette peur n’était pas tout à fait gratuite: il correspondait fort activement avec un espion placé par l’Autriche sur la frontière suisse à trois lieues de Grianta, pour faire évader les prisonniers faits sur le champ de bataille, ce qui aurait pu être pris au sérieux par les généraux français. 

Le marquis avait laissé sa jeune femme à Milan: elle y dirigeait les affaires de la famille, elle était chargée de faire face aux contributions imposées à la « casa del Dongo », comme on dit dans le pays; elle cherchait à les faire diminuer, ce qui l’obligeait à voir ceux des nobles qui avaient accepté des fonctions publiques, et même quelque non nobles fort influents. Il survint un grand événement dans cette famille. Le marquis avait arrangé le mariage de sa jeune soeur Gina avec un personnage fort riche et de la plus haute naissance; mais il portait de la poudre: à ce titre, Gina le recevait avec des éclats de rire, et bientôt  elle fit la folie d’épouser le comte Pietranera. C’était à la vérité un fort ben gentilhomme, très bien fait de sa personne, mais ruiné de père en fils, et, pour comble de disgrâce, partisan fougueux des idée nouvelles. Pietranera était sous-lieutenant dans la légion italienne, surcroit de désespoir pour le marquis.

Les Autrichiens se repprochèrent de Milan; le lieutenant Robert, devenu chef de bataillon et blessé à la bataille de Cassano, vint loger pour la dernière fois chez son amie la marquise del Dongo. Les adieux furent tristes; les français dans leur retraite sur Novi. La jeune comtesse, à laquelle son frère refusa de payer sa légitime, suivit l’armée montée sur une charette.

Après ces deux années de folie et de bonheur, le Directoire de Paris, se donnant des airs de souverain bien établi, montra une haine mortelle pour tout ce qui n’érait pas médiocre. Les généraux ineptes qu’il donna a l’armée d’Italie perdirent une suite de batailles dans ces même plaines de Verone, rémoins deux ans auparavant des prodiges d’Arcole et de Lonato. Alors commença cette époque de réaction et de retour aux idées anciennes, que les Milanais appellent « i tredici mesi (les treize mois), parce qu’en effet leur bonheur voulut que ce retour à la sottise ne durât que treize mois, jusqu’à Marengo. Tout ce qui était vieux, dévot, morose, repaut à la tête des affaires, et reprit la direction de la societé: bientôt les gens restés fidèles aux bonnes doctrines publièrent dans les villages que Napoléon avait été pendu par les Mameluks en Êgypte, comme il le méritait à tant de titres.

Parmi les hommes qui étaient alles bouder dans leurs terres et qui revenaient altérés de vengance, le marquis del Dongo se distinguait par sa fureur; son exagération le porta naturellement à la tête du parti. Ces messieurs, fort honnêtes gens quand ils n’avaient pas peur, mais qui tremblaient toujours, parvinrent à circonvenir la général austrichien: assez bon homme, il se laissas persuader que la sévérité était de la haute politique, et fit arrêter cent cinquente patriotes: c’était bien alors ce qu’il y avait de mieux en Italie.

Bientôt on les déporta aux « bouches de Cattaro », et, jetés dans des grottes souterraines, l’humidité et surtout le manque de pain firent bonne et prompte justice de tous ces coquins.

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Toujour plus inoccupés mais toujours plus étrangers immigrés: le comptes ne tournent pas….

Posté par pascalmolenes le 16 juillet 2008

solopaesaggio.jpgPenser au nombre de chômeurs il y à venir les frissons. Il fait frissoner plus le fait incroyable qui malgré le nombre des chômeurs, existe un nombre de gens qui provient de l’étranger (pas comme touristes) et qu’ils sont acceptés à des bras ouvertes de tous ces politiciens, qui voient dans ces personnes ces « sujets » fiables qu’ils manquent dans les égards de leurs compatriotes. Fiables sous le point de vue des problèmes qui peuvent les créer. Leurs protestations dans les égards d’un système social horrible  se réduit au rien, leur acceptation à un état de fait social malfaiteur est presque unanimente professé. Au contraire ils doivent remercier ces hommes de leur providence vu que ils lui permettent de vivre (mal) dans la societé italienne, mais autrement ils vivrebbero très mal dans leurs pays d’origine. Ces individus contribuent pas peu au degrade actuel de notre civilisation, en rapportant le degré de civilizzazione à l’état de leurs pays d’origine. Ainsi pendant que les politiques ciarlatan-soudoyés vivent leur idylle de vanité en acquérant un pouvoir  improtestable (mais les choses dans la vie tous les jours vont toujours pire ; et aucune protestation donnée la gratitude dû et au fait que bien ou mal les étrangers sont toujours étrangers et protester les met en mauvaise lumière et ensuite ils perdraient leurs intérêts qui sont ceux de remplacer les italiens qui protestent) le nombre des chômeurs ne trouvent pas une solution, fait ceci qui devrait faire refléchir plus ……………… 

 

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Noyer!

Posté par pascalmolenes le 15 juillet 2008

ragazzanuotostagno017015.jpgParfois on nous perd dans un verre d’eau.
Cette mode de dire, beaucoup commun, il est  vraiment trouvé en certaines situations, parfois entièrement inexplicables.
Ce que on ne peux pas se tolérer dans signifié de cette phrase est  le fait de ne pas savoir nager dans un verre d’eau. 

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Instants instables.

Posté par pascalmolenes le 14 juillet 2008

th11001107029.jpgInstants instables d’angoissante incertitude.
L’angoisse est toujours incertaine.
L’incertitude lorsque elle est accompagnée de l’angoisse laisse le marque,
en marquant nos instants perdus dans l’instabilié,
notre vie qui reparcourt les mêmes parcours maintenant reconnues et blâmés. 

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Patrick.

Posté par pascalmolenes le 11 juillet 2008

b1Il y a des nuits d’amour, de nuits sans

des journées d’espoir, des taches de café noir.

Il y a des rencontres,desruptures,

des voyages, des rendez-vous

et des échappées belles.

J’ai l’impressionqu’on a fait les 400 coup ensemble.

Voilà, on est desamis de vingt ans…. ça couple.

Parce qu’on s’est embrassés sur une chanson,

disputés sur une autre,

parce que celle-ci nous rappelle un amour perdu,

celle-là, un fou rire….

Parce qu’on est un peu de tout ça,

pour ne rien oublier et reconstituer le puzzle…..

Musique!

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BASES INFÉRIEURES.

Posté par pascalmolenes le 11 juillet 2008

t1Sur la base de ce qu’il lit de la nature une personne se croit supérieur aux autres ? Et surtout, dans ce qu’il lit de la nature une personne on croit supérieur à une autre personne qu’é plus supérieur d’elle ?

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Les gens qu’il ne comprend jamais mal.

Posté par pascalmolenes le 10 juillet 2008

4Aux gens vous ne pouvez jamais dire votre opinion vraie. Le montrer alors qu’ils sont dans le blâme, il est  fatal. Ils vous détesteront et ils prendront la revanche pour vous blesser. Leur intention est de détruire, cette information qui exposition son inutilement masquer derrière faux aspects de vérité logique.’ Lui montrer leur côté pire ils perdront chaque formulaire de compassion……….

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